Anthropic a lancé le 17 septembre une version repensée de Projects, qui démarre dans Claude Code : une seule conversation suffit pour que Claude découpe un objectif en fils de travail exécutés en parallèle dans le cloud. Claude Code Projects arrive en bêta chez une partie des abonnés Pro et Max, et les sessions continuent de tourner une fois l’ordinateur fermé.
Pour résumer
- Un coordinateur répartit le travail entre des fils, chacun étant une session cloud de Claude Code sur sa propre branche.
- Les fils partagent une mémoire et une bibliothèque commune de fichiers et d’artifacts, et peuvent ouvrir des pull requests.
- Plusieurs sessions simultanées font atteindre plus vite les limites d’usage, prévient Anthropic.
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ChatGPTComment Claude Code Projects découpe un objectif
Le principe tient en une phrase d’Anthropic : on briefe Claude dans le projet comme on briefe un chef de cabinet, et il route le travail vers des fils nouveaux ou existants. L’annonce publiée sur le blog de Claude décrit une architecture à deux étages, avec un coordinateur qui distribue et des fils qui exécutent. Les comptes officiels ClaudeDevs et Claude ajoutent sur X que le travail continue quand l’utilisateur s’en va.
Chaque fil de Claude Code Projects est une session cloud indépendante, qui travaille sur sa propre branche et sa propre copie du dépôt. Quand deux fils touchent le même code, le chevauchement remonte sous la forme d’un conflit de fusion git ordinaire.
Avec un dépôt connecté, les fils ouvrent des pull requests et lancent les tests. Ils peuvent eux-mêmes déléguer à des sous-agents, des boucles et des workflows, ce qui multiplie les niveaux de délégation sous une seule conversation.
Anthropic donne deux exemples. Le premier consiste à réduire la latence d’un tunnel de paiement en profilant les points d’accès et en testant plusieurs optimisations en parallèle, le second à retirer d’anciennes versions d’API sur plusieurs dépôts à la fois.
L’annonce prolonge la trajectoire d’autonomie engagée cet été, quand Claude Code est passé en mode auto par défaut le 14 août. Cette fois, l’agent coordonne d’autres agents, qui héritent chacun des outils ajoutés depuis, comme le navigateur intégré qui permet d’agir sur le web.
Claude Code Projects arrive aussi au lendemain de la fusion de Claude Cowork et du chat en une seule application. Anthropic rapproche la conversation et l’exécution, côté bureautique comme côté code.
Mémoire partagée, bibliothèque et limites d’usage
Les fils partagent une mémoire commune, ce qui réduit le travail de rédaction de prompts à chaque nouvelle tâche. Claude retient le contexte propre au projet dans la durée : un changement de calendrier, une décision de conception, un protocole d’équipe.
Le système s’adapte aussi aux préférences de l’utilisateur, par exemple sur la fréquence des points d’étape ou le niveau de détail des comptes rendus. Une bibliothèque intégrée rassemble les fichiers et les artifacts produits par Claude, dans la continuité du partage des artifacts ouvert dans Claude Code en juin.
Anthropic prévient que Claude Code Projects peut atteindre plus vite les limites d’usage, puisque plusieurs sessions tournent en même temps. L’utilisateur peut suivre sa consommation et choisir le modèle du coordinateur comme celui des fils.
L’avertissement tombe mal pour les abonnés, trois jours après que les limites hebdomadaires de Claude Code ont baissé de 17 % le 14 septembre. Des fils parallèles sur un quota réduit : l’équation mérite d’être posée avant de lancer un gros chantier.
La bêta est limitée. Elle vise une partie des abonnés Pro et Max qui utilisent les sessions cloud de Claude Code et qui n’ont pas encore de projets sur le web ou le bureau. L’accès doit s’élargir dans la semaine, et Team comme Enterprise suivront plus tard.
L’exécution reste pour l’instant réservée au cloud, l’exécution sur la machine locale étant annoncée pour très bientôt.
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Ce que Claude Code Projects change pour les équipes de dev
Pour un développeur, le changement porte sur la forme du travail confié. La commande devient un objectif, que Claude transforme lui-même en plan, en branches et en pull requests à relire.
La relecture devient le goulet d’étranglement. Plusieurs fils produisent plusieurs branches, et c’est à l’humain de valider des fusions qu’il n’a pas écrites, ce qui déplace l’effort de l’écriture vers la revue de code.
Côté budget, la question est connue des DSI depuis que la facture des agents de code a commencé à inquiéter les directions informatiques. Paralléliser accélère le rendu, mais multiplie la consommation.
Côté concurrence, Anthropic installe l’orchestration d’agents directement dans son outil phare, au lieu de la laisser aux frameworks tiers. Les éditeurs d’assistants de code rivaux doivent désormais montrer qu’ils savent coordonner plusieurs sessions à la fois, avec une mémoire partagée entre elles.
La suite dépendra de l’arrivée de l’exécution locale et de l’ouverture à Team et Enterprise, où la question du coût par projet se posera à l’échelle de toute une équipe. Les premiers testeurs de Claude Code Projects ont intérêt à commencer par des chantiers bornés, comme les deux exemples donnés par Anthropic, avant de lui confier un objectif flou.
Affaire à suivre sur Horizon.


